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Pascal Zavaro est aujourd’hui i’auteur d'une centaine de pièces pour solistes, musique de chambre, musique vocale ou orchestrale, certaines partitions alliant l'électronique aux instruments traditionnels.

Ses œuvres sont fréquemment jouées en Europe, aux États-Unis et au Japon. Elles ont déjà été créées par de nombreux artistes (Daniele Gatti, Kurt Masur, John Eliot Gardiner, Arie Van Beck, John Nelson, Valeriy Sokolov, Trio Wanderer, Kathia Buniatishvili, Henri Demarquette, Elisabeth Glab, Vahan Mardirossian, The Swingle Singers, Hervé Niquet, Dimitri Vassiliakis, Michel Strauss, Alain Rizoul, Fayçal Karoui, Loïc Pierre, Duo Lafitte, Nicolas Prost, Graziella Contratto, Catherine Simonpietri, Julien Leroy, Kotaro Fukuma, Julien Hervé...), orchestres (Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio France, Ensemble Orchestral de Paris, Seattle Symphony Orchestra, Shanghaï Symphony Orchestra, London Symphony Orchestra, Orchestre de Pau, de Picardie, des Pays de Savoie, Orchestre de Montpellier, Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre de l'Aube...), ensembles (Scottish Chamber Ensemble, Musique Oblique, Basse-Normandie, Chœur Mikrokosmos, Sequenza 9.3, Ensemble vocal de Lausanne …), ou institutions (Rotterdam Chamber Music Society, Festival de Capuchos, Arsenal de Metz, Théâtre du Châtelet, Festival de Prague, Festival de Montpellier-Radio France, Festival Présences, Opéra de Rouen, Festival des Forêts, Auditorium du Louvre, Festival de Shanghaï …).

Récompensé par le Prix Pierre Cardin de composition musicale de l’Académie des Beaux-Arts en 2000, Pascal Zavaro a également été lauréat du Festival de Shanghaï en 2007. Plébiscité par plus de 5000 lycéens à travers la France, il reçoit le Grand Prix Lycéen des Compositeurs en 2008.

Sa musique est éditée par les Editions Gérard Billaudot, ses disques monographiques par Naïve, Harmonia Mundi, Intégral Classic et Continuo Classics.

Il enseigne la composition et l'orchestration au CRD de Pantin.

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Pascal Zavaro a le goût pour une musique pulsée, des déhanchements dynamiques, une énergie contagieuse qui ne cache pas ses descendances, depuis les minimalistes américains jusqu’au rock. Mais le paysage d’influences dont le compositeur se nourrit est large, des madrigalistes à Strawinski en passant par Bach et Bartok. Zavaro puise la force expressive de sa musique dans une pensée harmonique clairement affirmée, mettant entre parenthèses, sans pour autant les méconnaître, les errements du post-sérialisme et son impuissance à traduire autre chose que « le gris, le noir, la peur et l’angoisse » (Messiaen). La musique de Zavaro peut s’expliquer, mais elle se ressent surtout, tactile et battante : amour des danses (boogie, mambo…) prééminence du rythme, avec ce quelque chose d’acide dans les harmonies qui défilent et d’énervé dans les mélodies ; des tensions, des zébrures, des décalages effervescents, des emballements soudain mis à mal par une mélodie errante, surgie d’un coin d’ombre.

Le rapport du compositeur à son instrument explique peut-être sa veine créatrice : avant d’être compositeur, Zavaro a été percussionniste. Singulier parcourt que celui de ce quadragénaire, initié à la musique non par voie traditionnelle, mais par un groupe de rock formé dans l’enfance. « J’ai appris à lire la musique tout seul, j’ai joué de la batterie, de la guitare grâce à des méthodes car je ne voulais absolument pas être au conservatoire. La musique faisait partie de mon jardin secret et n’avait rien à voir avec l’école. » Avec quelques disques à la maison, Zavaro grandit dans un milieu de plasticiens. Il admire son père Albert, peintre, professeur à l’école des Beaux-Arts, et tire de ses tableaux le sens de la composition, de la couleur, de la rythmique, tissant d’intimes correspondances entre peinture et son. Au terme d’études au CNSM et d’expériences multiples au sein de grands orchestres, il découvre, à Tokyo, les percussions japonaises, pratique assidûment le marimba-dont il devient un virtuose- puis vite, l’interprète laisse éclore le créateur.Des affinités picturales cristallisées durant l’enfance et l’adolescence resurgissent aujourd’hui, implicitement ou non, et structurent ses opus.

Il dit aimer dans sa musique « entendre le bruit du monde » , s’intéresser « aux choses polyphoniques, exprimant une sorte de chaos par moments, et à d’autres un apaisement. Des moments d’intense confusion, puis des échappées paradisiaques. »

Jérémie Rousseau

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Pascal Zavaro likes music with a beat, dynamic music that makes you sway your hips, an infectious energy that does not hide his descent, from the American minimalist to rock. But the range of influences on which the composer feeds is broad, from the madrigalists to Stravinsky, by way of Bach and Bartok. Zavaro draws the expressive force of his music from clearly-affirmed harmonic thinking, putting brackets-without, for all that, misjudging- the erring ways of post-serialism and its powerlessness to express anything but « grey, black, fear and anguish » (Messiaen ). Zavaro’s music can be explained but, above all, it is felt, tactile and beating : the love of dances (boogie, mambo…), the pre-eminence of rythm, with something acidic in the harmonies filing past, something edgy in the melodies ; tensions, streaks, effervescent gaps, flights of enthusiasm suddenly harmed by an errant melody, looming up from a patch of shadow.

The relationship of the composer to his instrument perhaps explain his creative vein, for the career of this forty-year-old is remarkable. Before being a composer, Zavaro was a percussionist, initiated into music not in the traditional manner but by a rock group formed during his childhood. « I learned to read music all by myself ; I played drums and guitar thanks to tutors because I absolutely did not want to go to the conservatory. Music was a part of my secret garden and had nothing to do with school. » With a few records at home, Zavaro grew up in a background of visual artists. He admired his father Albert, a painter and professor at the Beaux-Arts, and drew from his canvases the sense of composition, colour and rythm, weaving intimate relations between painting and sound. At the end of his studies at the Paris Conservatoire, and following a host of experiences with leading orchestras, he discovered Japanese percussion instruments in Tokyo, assiduously played the marimba, becoming a virtuoso on it. And then the performer quickly let the creator be born. Pictorial affinities, crystallized during childhood and adolescence, then arose, implicity or not, giving structure to his work. Today he says he likes « hearing the noise of the world » in his music, taking an interest « in polyphonic things, expressing a sort of chaos at certain times and, at others, a relief or appeasement. Moments of intense confusion, followed by heavenly vistas »

Jérémie Rousseau / John Tyler Tuttle